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Présentation

Fan de Jdr depuis qu'un livre des "Terres de Légende" m'est tombé dans les mains (ça nous fait plus de 20 ans maintenant ). Je suis conscient qu'il ne s'agit que d'un loisir mais je sais qu'il nous est toujours possible de "mieux jouer" comme les MeuJeux essayent de toujours "mieux maîtriser". J'espère que ses articles, fruits de mon expérience, vous aideront à rajouter de la bonne humeur à votre table de jeu. 

 

Pour en savoir plus je vous invite à vous rendre sur le premier article de ce blog    

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 08:00

Personnellement j’aime beaucoup les personnages joueurs mauvais, ils ont un petit goût d’interdit qui les rend agréable à imaginer et à incarner. Mais comme le sujet nécessite un peu plus de maturité que d’habitude, nous allons devoir faire un peu d’histoire et de sémantique pour comprendre ce qu’est un personnage « mauvais » (et aussi ce qu’il n’est pas).

   

Tout d'abord ne pas confondre un personnage « Mauvais » avec un « Ennemi ». L’ « Ennemi », c’est celui contre qui vous devez vous battre, genre les Orcs dans D&D, les Nazis dans les Jeux Pulp ou les Impériaux dans Star Wars. L’Ennemi est là pour servir d’opposition au joueur (et de préférence perdre !) mais il n’est forcément « Mauvais »  (même si ça aide ). 
 

De même les personnages « méchants » sont différents des « anti-héros ». Non seulement les deux termes ne sont pas synonymes (un personnage simplement peureux peut difficilement être considéré comme « Mauvais »), mais en plus les Personnages Joueurs, par le biais du système « Avantage/défaut  » (surtout Défaut ), seront bien souvent des anti-héros. 

 

 

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Alors de quoi on parle ici ?

 

 

Pour bien comprendre le sujet il faut garder à l’esprit que nous (Joueurs, MeuJeux et les Créateurs de jdrs) baignons dans la dualité classique (et manichéenne) dans les récits : héro = gentils, adversaire = méchant. Cette distinction a l’avantage de faciliter l’identification du spectateur au personnage principal et améliore ainsi considérablement l’immersion dans l’histoire.

 

 

Le Jdr a donc fort logiquement été influencé par cette tendance, qu’on retrouve dans la place « traditionnelle » de gentils héro de médiéval fantastique. Sauf que contrairement aux autres supports de récits (BD, livre, film ou dessin animé) le Jdr c’est très vite attaché* à explorer en profondeur la moralité de ses principaux acteurs, à savoir les PJs.

 

 

*Quand je dis « très vite » il faut comprendre « toute proportion gardée au vus de son origine récentes et de sa plus faible production en comparaison des autres médias cités ».

  

 

Bref panorama de la moralité dans le Jdr

 

- D&D et ses fameux « alignements » ont rapidement montré que, pour un Personnage Joueur, la bonté et la recherche du bien être commun ne coulait pas forcément de source.

 

- De même Pendragon et ses Traits opposés (exemple « Juste/Arbitraire » ou « Miséricordieux/Cruel ») ont très vite introduit de la nuance dans le comportement attendu de la part de héro.

 

Aujourd’hui mais si le preux chevalier reste le modèle du genre, il existe de nombreux jdr où les PJs sont loin d’être des saints : INS (Démon), Bloodlust (Porteurs d’Armes-Dieux ultra-violents), Pavillon Noir (Pirate) ou Nightprowler (Voleur).

 

Certains comme « Vampire » ou  « Wraith » ont fait de la moralité du personnage un élément central. D’autres comme L5R, Sengoku ou Fvlminata sortent volontairement du cadre de la moralité occidentale « classique ».

  

 Je vous épargne également la longe liste de jeux où les personnages évoluent dans un environnement si dangereux qu’ils ne peuvent s’encombrer d’une moralité trop « rigide » ou ceux où les personnages ne sont même pas humain !

  

Devant une telle pluralité de situation, difficile de se contenter d’une définition stricte d’un personnage « Mauvais », la moralité d’un personnage va donc dépendre du jeu (et du groupe !) auquel le personnage appartient.

 

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  Chaque camps est le "méchant" de l'autre

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Ceci posé je propose la définition suivante :

     

Un personnage « Mauvais » est un personnage dont une partie des valeurs morales et/ou des actes diffèrent (en mal) de ceux attendus de la part d’un personnage joueur« classique ». Pourquoi une partie seulement ? Parce qu’un personnage « entièrement » mauvais finira toujours par être exclu du reste du groupe (donc devenir injouable), ses conceptions et buts finissant par nuire aux autres PJs.

 

 

 

Kill Bill %20 volume 2 2003 5 

 

Partant de là un personnage-joueur Mauvais n’est PAS (nécessairement) :

 

-          un traitre toujours prêt à trahir les autres membres du groupe

-          sadique ou violent

-          un tueur de sang-froid ou une brute épaisse

-          un mégalomane voulant dominer le monde

  -        un fou  (paranoïaque, sociopathe, psychopathe…)

-          un manipulateur retors

-          Vindicatif

-          Arrogant

-          Egoïste

-          Lâche

-          Fourbe

-          Mesquin

  

 Et tous autres défauts dont vous affublez les gens que vous n’aimez pas ou les « Méchants » de film

  evil-ol-tip-maniacal-laugh

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